Minerai d'Or

Méthodes artisanales pour l’extraction de l’Or sans mercure

L’exploitation de l’or alluvionnaire est une des activités la plus dévastatrice de l’environnement : abatage de forets primaires, pollution de l’eau et mort de la faune aquatique. Pour cette raison l’extraction aurifère telle qu’elle a été pratiquée n’est plus viable et des nouvelles méthodes font apparition.

L’extraction dite ‘propre’ est possible, et même un label a été crée : le Green Gold. Ce label encourage l’extraction avec procédures sans mercure ni cyanure, plus sures pour les miniers et l’environnement.  La description de ces méthodes sera le cœur de cette note.

Un procédé minéralurgique comporte 2 étapes successives :

  1. La fragmentation
  2. La séparation

-Séparation Physique : Magnétique, optiques électrostatiques, gravimétriques

-Séparation Physico-chimique : flottation, lixiviation

-Séparation Chimique : solubilité, grillage…

Nous allons nous focaliser sur la séparation physique par concentration gravimétrique.

Les méthodes de concentration permettent d’augmenter la quantité d’or ou de sédiment en enlèvent les particules plus légères. Si ces méthodes sont employées correctement, il sera possible de réduire le besoin de mercure pendant le processus d’extraction d’or.

Si le gisement est de type alluvial, éluvial ou de type filonien très oxydé au quel cas l’or est libéré et se présente sous la forme de paillettes, de grains ou de pépites. Dans ce cas il n’y a pas de préparation mécanique préalable, autre que le débourbage du minerai et le traitement gravimétrique s’applique directement sur le gravier aurifère.

Dans d’autres cas, le minerai d’or peut être disséminé en particules plus ou moins de grandes dimensions dans la roche, on parle dans ce cas d’un gisement primaire. Il faudra faire subir au minerai une préparation mécanique destinée à diminuer la taille du grain et libérer les particules d’or. La concentration sera plus efficace avec des grains homogènes et de la bonne taille. L’utilisation des cribles et tamiseurs suite au correct concassage facilitera l’obtention de la granulométrie appropriée.

Une fois que nous aurons obtenu la bonne granulométrie il sera possible d’appliquer une de ces  méthodes :

Extraction de l’Or avec Méthodes de Concentration Gravimétrique en milieu humide

Ces procèdes s’appuient sur une des propriétés physique de l’or, sa densité.

     1. La battée

Cette méthode traditionnelle utilise de l’eau pour séparer les particules d’or d’autres particules plus légères. L’or, avec plus de masse volumique, reste dans la battée alors que les particules plus légères sont emportées avec l’eau.

Les couts d’extraction sont très bas mais cette méthode demande beaucoup de temps et de maitrise, et les quantités extraites ne sont pas énormes. Elle fonctionne mieux si les particules d’or sont grossières et si elles ont été bien libérées de la roche.

     2. Le Sluice

Cette méthode d’extraction d’or se base sur le phénomène de l’alluvionnement.

Alluvionnement : les grains lourds et gros sont les premiers à rencontrer le support et peuvent se trouver pièges alors que les grains légers et fin sont emportés par le courant. Les grains qui ont atteint le support se meuvent par saltation et la vitesse d’entrainement dépendant peu de leur dimension, mais de la racine carrée de leur masse volumique apparente.

Techniques de l’ingénieur : Concentration par nappe pelliculaire fluante

Le sluice est composé d’un support métallique ou en bois habituellement incliné entre 5 et 15 degrés, sur lequel on place des moquettes ou autre type de support qui peuvent être enlevés et lavés pour obtenir l’or capturé par différence de densité.

Si on peut diminuer la force de l’eau qui voyage sur le sluice alors la quantité d’or capturée peut être plus importante. Une série de riffles peut aider à couper le flux d’eau et rendre l’appareil plus efficace.

Le prix d’un sluice dépendra de la complexité de son design.

Le Sluice – Extrait des Journées de L’Or 2014- CCI Guyane

     3. Les jigs

Ces appareils utilisent le principe de concentration par accélération différentielle.

Les produits sont soumis à une pulsation verticale périodique au cours de leur écoulement dans un bac. La pulsation est engendrée soit par le mouvement du bac, soit par le mouvement de l’eau, le bac étant fixe. Le jiggage est une des méthodes utilisées les plus anciennes. Cependant, même à l’heure actuelle, certains des principes de base de son fonctionnement ne sont pas encore bien compris. La séparation est réalisée dans un lit de particules fluidisées par les courants ascendants et descendants d’eau, provoquant ainsi une stratification selon la masse volumique des grains.

Techniques de l’ingénieur : Concentration par accélération Différentielle

Il y a différentes typologies de Jigs:

  • A grille mobile
  • A grille fixe : piston, diphragme
  • pneumatique pulsatoire

4. La Spirale

Il s’agit de battées plus spécialisées inclinées avec un angle spécifique et en forme de spirale. Ce spirale guide les particules vers le centre où se trouve une ouverture connectée à un récipient qui les récupère.

Un moteur permet la rotation de la battée au fur et à mesure qu’elle alimentée par l’utilisateur. Un tuyau projette de l’eau horizontalement sur la battée en même temps que celle-ci tourne. L’eau lave les particules plus fines et les emporte vers le bas de la spirale pendant que les particules d’or (plus denses) sont conduites vers le centre de la spirale.

La spirale – Extrait des Journées de l’Or 2014 – CCI Guyane

 

 

Sources: 

 

Vous avez besoin du conseil pour votre exploitation d’or? Vous recherchez des appareils pour les étapes de  fragmentation et la séparation gravimétrique? 

Contactez-nous travers notre site www. ma-ca-mat.com ou au 00 33 4.67.10.01.57

Share Button

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *